PSG-OM, après les incidents du match aller annulé à Marseille en octobre.
"On a des renseignements très précis de la part de la préfecture de police à Paris, il y a un réel danger", a déclaré le préfet Michel Sappin lors d'un point-presse, évoquant "des représailles qu'un certain nombre de supporteurs, ou d'hooligans en tout cas, du Paris Saint-Germain veulent exercer contre les supporteurs de l'Olympique de Marseille".
Le préfet de police Philippe Klayman a précisé que des "embuscades" et des "agressions physiques" sur le trajet étaient redoutées.
"On sait la violence qui peut dans ces cas-là s'exercer (...) donc nous estimons qu'il faut prendre des précautions maximales, ce n'est qu'à cette condition qu'on peut laisser des supporteurs marseillais aller jusqu'au Parc des Princes", a ajouté M. Sappin.
"Il nous faut essayer de les protéger depuis le départ de Marseille jusqu'à l'arrivée au Parc des Princes, et retour, et ça demande à ce que les supporteurs se plient à un certain nombre de règles", a-t-il dit, soulignant que les supporteurs de l'OM sont "mieux traités" que ceux du PSG à l'aller puisqu'ils ont obtenu plus de places dans le stade et ont été autorisés à voyager en bus alors que les Parisiens avaient dû prendre le train.
Le président de l'OM, Jean-Claude Dassier, a pris acte des dispositions prises par la préfecture tout en apportant son soutien aux supporteurs du club.
"Je crois que l'encadrement très strict de ce déplacement risque fort d'être reçu par les associations de supporters comme étant des mesures sans rapport avec la conduite exemplaire qui a toujours été la leur en France comme à l'étranger. Je vais donc prendre contact avec eux pour déterminer ensemble la marche à suivre", a-t-il déclaré sur le site internet de l'OM.
Le 25 octobre, des violences avaient éclaté dans le centre de Marseille après l'annonce tardive d'un report du match OM - Paris SG pour cause de grippe H1N1 au sein de l'équipe parisienne.
"On paie très cher aujourd'hui les erreurs commises à l'époque, les atermoiements et les hésitations, on a rallumé de façon artificielle la guerre entre deux clubs pour lesquels, depuis quelques années, on avait quand même assisté à une accalmie", a regretté M. Sappin.
AFP
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